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poemes/textes...

Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 17:37
- Communauté : Ce que je pense, Ce que je vis
l'Ane
Le lapin devenu grand.
 

l'Araignée
Une petite main noire et poilue crispée sur des cheveux.
Toute la nuit, au nom de la lune, elle appose ses scellés.

Le Ver luisant
Que se passe-t-il ? Neuf heures du soir et il y a encore de la lumière chez lui.

Le Serpent
Trop long.
La dix millionième partie du quart du méridien terrestre.

Le Chat
On lui dit : “ Prends les souris et laisse les oiseaux ! ” C'est bien subtil, et le chat le plus fin quelquefois se trompe.

Canards
Devant la porte fermée, ils dorment tous deux, joints et posés à plat, comme la paire de sabots d'une voisine chez un malade.

Le Carfard
Noir et collé comme un trou de serrure.

Les Fourmis
Chacune d'elles ressemble au chiffre 3.
Et il y en a ! il y en a !
Il y en a 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3... jusqu'à l'infini.

La Puce
Un grain de tabac à ressort.

La Guêpe
Elle finira pourtant par s'abîmer la taille !

L'Ecureuil
Leste allumeur de l'automne, il passe et repasse sous les feuilles la petite torche de sa queue.

L'Alouette
Elle retombe, ivre morte de s'être encore fourrée dans l'oeil du soleil.

Le Corbeau
- QUOI ? QUOI ? QUOI ?

- Rien.

Mon préféré : 
Le Papillon
Ce billet doux plié en deux cherche une adresse de fleur.


Jules Renard.
Par o°aurele°o - Publié dans : poemes/textes...
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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 13:12
- Communauté : Ce que je pense, Ce que je vis

d'une humeur "poétique" ses derniers temps...par ce long week-end je me redonne a mes envies litteraires et donc du coup relie et lie avec envie certains ouvrages trouver deci-dela :

la première s'intitule :
"Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke"


pur moment poétique ou introspection de l'ame, méditation sur la solitude, la création, l'accomplissement intérieur...
ca ira tres bien avec mon spleen du moment....cela fait un p'tit bout de temps que je l'avais ds ma p'tit biblio, souvenirs d'années de fac litteraire, et c'est avec envie que je vais m'y replonger....

je continue avec envie le dernier roman que ma prêter ma fée préférée :  "Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates" de Mary Ann SHAFFER & Annie BARROWS, correspondance anglo-saxonne entre Londres & Guernesey, pendant la guerre, entre plusieurs ecrivains et personnes...j'adore...malheureusement je crois que je le finirai ds la soirée...bouh...trop court qud c'est bien...



la suite...je reviens tantôt...
 

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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /Oct /2009 23:15
- Communauté : Ce que je pense, Ce que je vis
Eiffel : Sous ton Aile

Partons en tyrolienne 
Trémousser en écume 
Maintenant que 
Nos chouettes fêlures crâniennes 
Logent un rayon de lune 
Avec cette épitaphe en vrac 
À graver au large d’Ithaque : 

Phénix 
Prends-moi sur-le-champ 
Couvre moi d’étincelles 
Et de ta clameur arque le ciel 
Prends-moi sur-le-champ 
Oiseau rare éternel 
Prends moi sous ton aile 

Porn sex-bombs ayez pitié 
Je carillonne la fête 
À vous voir 
Sur le bûcher embrasées 
Afin de loin en loin renaître 
Comme vous 
Je perdrai conscience de mon corps 
Pour m’en aller faire corps avec 

Le Phénix 
Prends-moi sur-le-champ 
Couvre moi d’étincelles 
Et de ta clameur arque le ciel 
Fais couler la sève nue 
Des immortels 
Prends moi sous ton aile 

L’arase des ondes à fleur de connerie 
Pour les dance-floors de la jeunesse 
Comme la promesse au pays 
D’un pitbull au Fouquet’s 
Quand les nations immigrent à la chaîne 
Cognants aux vitraux d’ADN 
Un dernier vœu sur le tarmac 
Cette épitaphe en vrac : 

Prends-moi sur-le-champ 
Couvre moi d’étincelles 
Et de ta clameur arque le ciel 
Fais couler la sève nue 
Des immortels 
Prends moi sous ton aile 
Sous ton aile

 
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 23:46
- Communauté : Ce que je pense, Ce que je vis
Glen Hansard : Say It To Me Now

Scratching at the surface now
Scratching at the surface now
And I'm trying hard to work it out

And so much has gone misunderstood

And this mystery only leads to doubt

And i didn't understand

when you reached down to take my hand

And if you have something to say

You better say it now



Cause this is what I've waited for

Your chance to even up the score

And as these shadows fall on me now

I win somehow, yeah

Cause I'm picking up a message lord

And I'm closer than I've ever been before

So if you have something to say

Say it to me now

Just say it to me now, now, oh






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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /Oct /2009 22:26
- Communauté : Ce que je pense, Ce que je vis
Coeur De Pirate : Comme Des Enfants

Alors tu vois, comme tout se mêle 
Et du cœur à tes lèvres, je deviens un casse-tête 
Ton rire me crie, de te lâcher 
Avant de perdre prise, et d'abandonner 
Car je ne t'en demanderai jamais autant 
Déjà que tu me traites, comme un grand enfant 
Et nous n'avons plus rien, à risquer 
À part nos vies qu'on laisse de coté 

Et il m'aime encore, et moi je t'aime un peu plus fort 
Mais il m'aime encore, et moi je t'aime un peu plus fort 

C'en est assez de ces dédoublements 
C'est plus dur à faire, qu'autrement 
Car sans rire c'est plus facile de rêver 
À ce qu'on ne pourra, jamais plus toucher 
Et on se prend la main, comme des enfants 
Le bonheur aux lèvres, un peu naïvement 
Et on marche ensemble, d'un pas décidé 
Alors que nos têtes nous crient de tout arrêter 

Il m'aime encore, et toi tu m'aime encore plus fort 
Mais il m'aime encore, et moi je t'aime encore plus fort 
Et malgré ça , il m'aime encore, et moi je t'aime encore plus fort 
Mais il m'aime encore, et moi je t'aime encore plus fort 

Encore, et moi je t'aime encore plus fort 
Mais il m'aime encore, et moi je t'aime encore plus fort 
Et malgré ça , il m'aime encore, et moi je t'aime encore plus fort 
Mais il m'aime encore, et moi je t'aime encore plus fort 
Et malgré ça , il m'aime encore et moi je t'aime encore plus fort 
Mais il m'aime encore, et moi je t'aime encore plus fort 
Et malgré ça , il m'aime encore et moi je t'aime encore plus fort 
Mais il m'aime encore, et moi je t'aime encore plus fort


 
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Samedi 5 septembre 2009 6 05 /09 /Sep /2009 21:53
- Communauté : Ce que je pense, Ce que je vis
M :  Onde Sensuelle

J'entends encore l'onde sensuelle 
De ta bouche sur la mienne 
C'était si fort, c'était si beau 
La philosophie de ton souffle entre mes mots 

Les plumes volent encerclées par tes ondes 
Mes habits collent, faut qu'j'm'innonde 
Mais je n'sais plus où donner du crâne 
Ça n'répond plus, j'attends la panne 

Comment t'atteindre ? 
Mais comment t'atteindre Onde sensuelle ? 
Toi qui me donnes des ailes 
Pourrais-je te rendre un jour éternelle ? 
Pour nous lier jusqu'au ciel 

Tes doubles sens si romantiques 
M'ont troublé, Onde magique 
Y a-t-il un sens à ta venue ? 
As-tu un nom ? Moi non plus... 

Mais comment t'atteindre ? 
Mais comment t'atteindre Onde sensuelle ? 
Toi qui me donnes des ailes 
Pourrais-je te rendre un jour éternelle ? 
Pour nous lier jusqu'au ciel 

Mais comment t'atteindre Onde sensuelle ? 
Toi qui me donnes des ailes 
Comment t'atteindre Onde sensuelle ? 
Toi qui me donnes des ailes 
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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /Juin /2009 23:12
- Communauté : Ce que je pense, Ce que je vis

Le bateau ivre

Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sûres,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes. 
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

Arthur RIMBAUD   (1854-1891) 

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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 23:39
- Communauté : Les blogs de divertissements

Chanson d'automne

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Paul Verlaine  (1844-1896) 

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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 23:55
- Communauté : Ce que je pense, Ce que je vis
EiffelLes Yeux Fermés

Un arrière gout de nulle part 
Avec vue sur le vide 
Dans l'iris d'un aveugle 
La fuite des profils 
S'obstiner à rester, s'accrocher 
S'accrocher à rien 
Mais au moins ça on connait 

Où va-t-on quand on a les yeux fermés ? 
Où va-t-on quand on a les yeux fermés ? 

Peut-être dans ta tête 
Resterai-je un peu 
Et pour la deuxième fois 
Mourir à petit feu 
En flamme incandescente 
De ce monde incensé 
Et mon empire des sens, alors moi. 
Qu'est ce que j'en fais ? 
J'étais venu pour la poser 
La question surannée 

Où va-t-on quand on a les yeux fermés ? 
Où va-t-on quand on a les yeux fermés ? 

Qu'est ce que vous croyez ? 
Et ça veut dire quoi 
Toutes ces bouches bées ? 

Peut-être dans leur crâne 
Insisterai-je un peu ? 
La dernière allumette 
S'enflammerait avec eux 
A la vitesse indécente 
De ce monde irrévérencieux 
Je la tire ma révérence 
Et vous laisse le soin de faire 
J'étais venu pour remuer 
La question dans la plaie 


Où va-t-on quand on a les yeux fermés ? 
Où va-t-on quand on a les yeux fermés ? 
Moi je n'irai 
Que si l'on y va 
Comme on va, comme on va au baiser 

Les yeux fermés, bouche à bouche bées 
Les yeux fermés, bouche à bouche bées ... 

 
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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 08:45
- Communauté : Ce que je pense, Ce que je vis
Damien Rice Rootless Tree

What I want from you is empty your head 
But they say be true, don't stay in your bed 
We do what we need to be free 
And it leans on me like a rootless tree 

What I want from us is learn to let go 
But we fade the forests, fracture the tide 
We go blind when we needed to see 
And it leans on me, like a rootless... 

So fuck you, fuck you, fuck you 
And all you didn't do 
I said bleed it, bleed it, bleed it 
There's nothing in you 
And do you hate me, hate me, hate me, hate me so much 
That you can't let me out, let me out, let me out 
Of hell when you're around 
Let me out, let me out, let me out 
Hell when you're around 
Let me out, let me out, let me out 

What I want from this 
Is to learn to let go 
No not of you 
Of all that's been told 
Killers re-invent and believe 
And it leans on me, like a rootless... 

So fuck you, fuck you, fuck you 
And all you didn't do 
I said leave it, leave it, leave it 
It's nothin anyway 
And did you hate me, hate me, hate me, hate me so much 
That you can't let me out, let me out, let me out... 
It's hell when you're around... 

So fuck you, fuck you, fuck you 
And all we've been through 
I said leave it, leave it, leave it 
It's nothing anyway 
And do you hate me, hate me, hate me, hate me so much 
That you can't let me out, let me out, let me out... 
Hell when you're around... 
Let me out, let me out, let me out, let me out...
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